Témoignage

Avi Korenfeld

Mesdames et Messieurs, invités d’honneur et bien sûr mon Rabbin, professeur et mentor Rabbi Grossman, bonsoir. Je m’appelle Avi Korenfeld, j’ai 29 ans et je suis avocat. Ce soir, je suis devant vous pour témoigner du bienfait des institutions de Migdal Ohr et du Rabbin Grossman, son fondateur et doyen. Migdal Ohr a vraiment changé ma vie, car je peux contempler le passé et regarder vers l’avenir.

Mon histoire a commencé il y a plus de 20 ans. J’habitais en Ouzbékistan où mon père était un homme d’affaires accompli et où nous vivions une vie confortable. Nous avions eu très peu de liens avec le judaïsme, mais à l’âge de six ans mes parents ont entretenu une relation étroite avec un rabbin de la ville qui les a menés à prendre la décision de faire Aliya et de venir en Israël. À cette époque, on m’a circoncis et un an plus tard, ma famille et moi faisions l’Aliya, laissant tout ce que nous avions derrière nous.

Comme beaucoup de nouveaux immigrants, nous sommes arrivés en Israël ne parlant pas la langue, ne comprenant pas la culture locale et sans soutien financier.

Nous nous sommes déplacés d’un endroit à l’autre, de ville en ville, d’un appartement à l’autre, d’une nouvelle école à l’autre, sans aucune stabilité pendant que mes parents cherchaient désespérément à trouver du travail.

Finalement, mes parents ont réussi à trouver du travail et nous avons déménagé à Nazareth Illit, une ville dans le nord d’Israël. Ma mère et mon père ont dû travailler de longues heures chaque jour.

Alors qu’ils travaillaient, je parcourais les rues sans but à la recherche de quelque chose à faire, quelque chose pour me tenir occupé. Je suis encore surpris aujourd’hui de ne pas être tombé dans la violence, la drogue ou l’alcool comme c’est arrivé à tant d’immigrants à ce moment-là.

Mes parents n’avaient pas les moyens de payer pour mon éducation ou de m’envoyer dans un camp d’été. Je me promenais seul dans les rues quand j’ai vu une affiche sur un panneau invitant les enfants et les jeunes de tous les âges à participer à un camp d’été gratuitement. Naturellement, mes parents étaient d’accord et à partir du moment où je suis entré dans le camp d’été de Migdal Ohr, j’ai su que j’étais arrivé dans un endroit unique.

Cet été-là a littéralement changé ma vie. Moi qui passais la majeure partie de mes journées à errer sans but, dont la vie avait peu de substance ou de sens, je suis arrivé dans un endroit où l’on m’a accueilli chaleureusement et affectueusement tout en m’enseignant, me guidant et me mettant sur la bonne voie. J’avais impression d’être chez moi.

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